Du civil au militaire
Parallèlement a ses activités de production militaire, SAAB envisageait le
développement d'un projet de petit jet civil. Limité sur le plan commercial,
les ébauches du SAAB 105 rangées dans les cartons, ressortent lorsque
l'armée de l'air cherche à renouveler son parc d'avion d'entraînement. Le
cahier des charges comprend également des capacités d'attaque secondaire et un
coût le plus ajusté possible.

Une aérodynamique comptable
Pour minimiser les contraintes de fabrication, et donc les coûts, le dessin du
SAAB 105 peut se résumer ainsi : "aucune courbe sauf absolue
nécessité". Le dessin qui en résulte est la preuve de la détermination
des ingénieurs, même le cockpit est plus proche du parallélépipède que de
la bulle.
Le SAAB 105 est donc un avion bi-réacteur, à aile légèrement en flèche
piloté par un équipage double côte à côte.
Une motorisation française
La motorisation initiale est assurée par un réacteur français, le Turboméca
"Aubisque" de 742 kp. Par la suite, le SAAB 105 est équipé du moteur
General Electric J85-17B, plus puissant. Ainsi équipé , il est désigné par
l'appélation SAAB 105 XT.
Le premier prototype vole le 1er juillet 1963 et le premier des 130 appareils
commandés est livré en avril 1966.
Une militarisation définitive
La première version, SAAB 105 A, reste spécifiquement tournée vers les
missions d'entraînement. Le SAAB 105 B intègre l'équipement d'attaque tandis
que le SAAB 105 C voit son fuselage modifié en vue de missions de
reconnaissance. Une version quadriplace, SAAB 105 D est également fabriquée.
L'adjonction des missions réellement militaires en bloqueront un temps
l'exportation. L'éventualité d'une version civile est abandonné
définitivement.